25 Kislev 5778‎ | 13 décembre 2017

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« Pour mes fils ainés, la yéchiva ti’honit est la formule idéale ! »
   Par Serge Golan,
  No 22 juillet 2009, Aliya

Père d’une famille nombreuse (« brou’hot yéladim »), Meïr Kalfon, s’est trouvé confronté au même casse tête que beaucoup de nouveaux immigrants orthodoxes : dans quel système éducatif placer ses enfants ? Or après avoir tâtonné, il a fait le choix pour ses deux fils ainés de la yéchiva ti’honit. Une formule qui, tout en mettant l’accent sur le kodech, prépare aussi au bac israélien. Il nous explique ici les raisons de son choix.
« Lorsque nous sommes arrivés à Beit Vegan, il y a cinq ans, nous avons naturellement voulu que les enfants intègrent le système orthodoxe, puisque ils étaient jusqu’alors tous scolarisés rue Pavée à Paris. Mais ici, le choix est tellement plus vaste qu’en France, où - pour une famille froum -, le parcours reste en quelque sorte « balisé ». Du coup, on y va un peu à tâtons !Il faut bien comprendre qu’il y a cinq ans, pour des olim, les choses étaient beaucoup moins structurées que maintenant dans le domaine du ‘hinour. Avec le recul, je me rends compte en effet que nous ne connaissions ni les critères scolaires ni les codes implicites propres à chaque système éducatif. C’est une vraie difficulté qui ne se surmonte qu’avec le temps !Finalement, j’ai fait le choix de mettre, ‘Haim et Hillel, mes deux plus grands fils - des jumeaux - dans le système orthodoxe séfarade. Mais après quelques temps, on s’est rendu compte que cela ne correspondait pas vraiment à ce que l’on recherchait…Nous les avons donc réintégrés dans le système du ‘hinour atsmaï. C’est un bon compromis qui offre un très bon niveau de kodech avec suffisamment d'enseignements généraux (‘hol) pour laisser ouverte l’option d’une orientation vers les écoles préparant au bac israélien, si c’est ce qui convient le mieux à l’enfant.Après la kita ‘het (classe de 4e), les garçons ont demandé à intégrer une yéchivat ti’honit. Le programme y est composé de 60 à 75 % de kodech. Quant au ‘hol, il est de bon niveau et orienté vers la préparation du bac israélien. Pour les matières importantes - comme la Guémara, les mathématiques, l’anglais et les technologies -, on peut choisir jusqu’à 5 ye'hidot (unités), ce qui ouvre les portes de n’importe quel système d’enseignement supérieur. L’un des avantages, c’est que les enfants sont motivés par un objectif à terme – le bac. Ils sont également soumis à un contrôle continu : c’est l’assurance qu’ils travaillent de manière régulière.Bien sûr, on ne peut pas comparer avec des yéchivot " koulo kodech" ; mais l’esprit est vraiment celui d’une yéchiva. Le ‘hinour, c’est du sur-mesure ! Et pour mes fils qui avaient besoin de ‘hol, la yéchiva ti’honit s’est avérée être la formule idéale.Aujourd’hui, ils ont 15 ans et demi et ils rentrent en kita youd (classe de seconde) ; Hillel au Yishouv à Tel Aviv, et ‘Haim à Nehora’h, à côté de la ville de Modi’in. Je les sens heureux de ce qu’ils font et surtout… très épanouis ! ».