25 Kislev 5778‎ | 13 décembre 2017

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" Magshimim " : mettre les jeunes professionnels sur les « bons rails »
   Par Serge Golan,
  No 11 mars 2009, Aliya

Cette association propose un programme basé sur l’intégration au marché du travail israélien. Une formule qui fait ses preuves depuis sept ans en prenant pour modèle la fameuse échelle de Yaakov : « Les pieds ancrés sur terre et la tête tournée vers le Ciel »…
Céline Djian et Nissim Taïeb se fiancent cette semaine… Les jeunes gens qui ont fait leur alya en septembre dernier avec l’association Magshimim vivront donc désormais en famille la suite de leur aventure israélienne. « C’est fantastique de pouvoir tout reconstruire et d’avancer à deux, confie le jeune homme. J’ai confiance en l’avenir ! En plus de m’avoir permis de rencontrer ma fiancée, ce programme nous a mis tous deux sur les bons rails… ». De futurs mariés qui appartiennent à la catégorie de candidats les plus recherchés de la montée en Israël : les jeunes professionnels ! Réputée plus " mobile " et plus " adaptable ", cette tranche de la communauté juive fait en effet l’objet de tous les soins des organismes de promotion de l’alya. Depuis sept ans, Magshimim s’est ainsi fait une spécialité en leur permettant une intégration professionnelle rapide et complète, clé d’entrée incontournable dans la société israélienne.« La meilleure image de notre action, c’est l’échelle du rêve de Yaakov Avinou : tendre vers le Ciel avec les pieds bien ancrés sur terre ! », explique ainsi Yossi Touitou, son directeur, qui est aussi le fils du grand rabbin Roger Touitou. Une double exigence dont ont déjà bénéficié près de 120 immigrants venus du Canada mais surtout de France. Six groupes au total qui ont tous vécu les six premiers mois de leur alyah à Béer Chéva, avant de voler ailleurs de leurs propres ailes. En réalité, l’aventure a déjà commencé pour tous en France, près d’un an auparavant : Chabbatot pleins, voyage d’étude, conférences, l’essentiel étant de ne pas perdre de temps. « Une alya réussie, c’est un travail de longue haleine dans lequel le timing est essentiel », confirme Yossi Touitou qui, à l’occasion de ce Chabbat Ki Tissa, réunit justement en région parisienne un groupe de futurs olims pour deux jours de séminaire.Côté programme, en effet, rien à dire : celui de Magshimim est parfaitement « carré » ! Et efficace, puis qu’après une quinzaine de mois de préparation minutieuse à l’entrée sur le marché du travail israélien, les « magshimiens » y ont - dans leur immense majorité - bel et bien trouvé leur place. Pour ce faire, ils ont bénéficié d’un " coaching " très minutieux et de connaissances les plus précises des rouages de l’association : définition du " profil professionnel ", ateliers de " préparation carrière ", entretiens individuels, recherche d’emplois, rédactions de CV à l'Israélienne et de lettres de motivations en hébreu.Mais pour important que ce soit, trouver un emploi dans son domaine de compétence n’est pas la garantie absolue d’une alya réussie. En effet, pour être complète, celle-ci doit également être spirituelle. Un aspect sur lequel Magshimim met fortement l’accent. D’ailleurs, sous l’effet conjugué du limoud, des fêtes et des chabbatot passés en groupe - ou aussi de l’influence des participants chomrei mitsvot -, ce programme permet également au groupe de renforcer son judaïsme, quel que soit le niveau de chacun.Quant aux difficultés administratives qui accompagnent souvent l’installation en Israël, elles sont épargnées aux participants au programme grâce aux liens étroits noués avec des institutions comme l’Agence juive ou AMI. « Bien qu’ils agissent à beaucoup plus grande échelle que nous, je sais que je peux susciter David Roche ou Avi Zana [voir nos autres articles-Ndlr]) à tout moment pour régler un cas précis », salue le directeur de Magshimim. Désormais, les participants à ce programme ont de surcroît la possibilité de ne devenir officiellement Israéliens qu’au sixième mois de leur cursus, ce qui permet ainsi de prolonger d’autant la durée de leurs droits de nouveaux immigrants.